autohypnose, développement personnel, liberté, opinion personnelle

Se rebeller ou se soumettre?

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Début avril je participais à un atelier d’autohypnose en ligne dont le thème était: transmuter sa peur. Lors de cette séance j’ai réalisé que ma plus grande peur dans toute cette crise n’était pas de chopper le virus, de contaminer les autres, de perdre des proches, ni d’affronter la pire crise économique de ma génération, non, je me sentais tranquille avec tout ça. J’ai confiance dans mon système immunitaire et dans nos capacités collectives de résilience.

Ma plus grande peur c’était que le gouvernement prenne des mesures de restrictions des libertés dans la durée.

L’animateur me faisait justement remarquer que ce que fait le gouvernement échappe totalement à mon contrôle mais qu’en revanche j’ai le choix de me soumettre ou de me rebeller.

Ces propos m’ont fait beaucoup réfléchir. Ils m’ont choquée au début. Se rebeller, se soumettre, ce sont des mots très forts pour moi.

Grâce à cette prise de conscience et à la séance d’auto hypnose (que vous pouvez trouver ici), je suis passée de la peur – paralysante, à une réflexion créative. Aujourd’hui la situation que je redoutais est arrivée. 100 km c’est beaucoup mieux que 1000 mètres, certes, mais c’est quand même pas la liberté non plus. Aujourd’hui je sens que je peux faire face à cela sans trop d’émotion inhibante. Je suis au clair sur la façon dont je choisis de vivre ce nouveau défi.

J’ai réalisé que je ne peux pas savoir ce qui va être décidé, et il se peut que je ne sois pas d’accord avec les décisions prises (je cherche encore la cohérence dans cette politique de déconfinement…). Mais j’ai quand même un choix, qui n’appartient qu’à moi.

Soit je me soumet, et je peux chercher à observer les effets positifs en moi lorsque que je cesse de lutter, que j’accepte de me plier aux règles. Au mieux, je retrouve la tranquillité, je me sens protégée, la discipline me rassure, le fait d’agir moi-même de façon disciplinée m’apaise. Je cesse de me préoccuper et je fais ce que l’on me demande en attendant patiemment de pouvoir circuler librement. J’ai confiance dans la solution proposée. 

Soit une petite voix au fond de moi me crie: « non!! tout ceci ne sert à rien!! tout ceci n’est pas la solution!! »

Alors là que faire avec cette petite voix? Et bien, l’écouter peut-être? A chaque situation nouvelle qui se présente, je peux me demander jusqu’à quel point je me sens en phase avec la mesure imposée. Est-ce qu’elle me paraît utile, appropriée, efficace, cohérente?  Bien sûr je n’ai pas toutes les réponses mais je sais bien que dans cette situation inédite, le gouvernement non plus ne les a pas, pourquoi ne pas me faire ma propre opinion? Ecouter, aussi, ma propre voix.

A partir de là je peux choisir comment me soumettre.

Je peux explorer et habiter tous les espaces de liberté qui s’offrent à moi et à chaque fois, faire un choix conscient. Par exemple, je choisis de ne pas mettre de masque dans la rue ni sur mon Velib. Je n’en vois pas l’utilité et ce n’est pas obligatoire. Si je dois entrer dans un commerce qui exige le port du masque, et bien j’ai le choix de chercher un autre commerce, ou de mettre un masque.

Il se peut que les gens me regardent de travers. C’est leur droit. Je peux choisir de les ignorer, de comprendre leur peur, de porter un masque pour les rassurer, ou pas. C’est à moi de décider, et autant savoir pourquoi je choisis ou non de porter un masque.

Et s’agissant du masque, j’ai encore le choix. Acheter une boîte de masques jetables en pharmacie ou en supermarché de plus ou moins bonne qualité, ou porter un joli masque en tissus qui ne protège pas des masses mais a été confectionné amoureusement par ma soeur sur une machine à coudre qui n’avait pas pris l’air depuis 15 ans, grâce à des tissus ramenés des 4 coins du monde?

Et si je choisis de me rebeller, et bien je peux choisir comment me rebeller.

Je ne suis pas obligée de faire comme les autres, de critiquer à tout va, à moi de trouver ce qui est juste pour moi. Vais-je renvoyer ma fille à l’école? Pour qu’elle soit assise 3 heures par jour masquée à 1,5m de distance de ses camarades et que les récréations soient interdites? Qu’elle risque une punition si jamais elle entre en contact avec un autre élève? (Et encore, je ne parle pas des rumeurs – que je choisis d’ignorer – sur des campagnes de vaccinations imposées…)

Je peux facilement choisir d’assumer certains risques (par exemple si je pars à plus de 100km, je risque une amende), quand ils ne concernent que moi, mais qu’en est-il des risques que je ferais éventuellement courir aux autres? En fait je peux leur demander leur avis. Si ma tante habitait à 99km je pourrais aller là voir mais comme c’est à 180km c’est interdit. Et si elle habitait à 99km je lui demanderais bien sûr son accord pour prendre ce risque, donc à 180km pour moi c’est pareil, je lui demande tout autant. Le seul risque supplémentaire c’est celui de l’amende, en fait, celui que je choisirai de prendre… ou pas.

Nous avons chacun.e notre propre perception de ce qui est juste pour nous, et nous ne parviendrons probablement pas à nous mettre d’accord. L’important n’est pas qu’on ait tou.te.s la même opinion, mais simplement qu’on respecte les choix des autres, même s’ils sont différents des nôtres. Sans prosélytisme, sans chercher à convaincre. Chacun.e est libre.

Et vous, votre petite voix, elle vous dit quoi?

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